Vitaa et Charlotte, deux jeunes arbitres qui font souffler un vent nouveau sur le CD54 !

Dans le cadre des Minivolleyades Grand Est à Wittelsheim, le CD54 avait dans sa délégation deux personnages discrets mais essentiels : Charlotte et Vitaa, deux jeunes arbitres féminines âgées de 17 et 19 ans. Une présence qui s’inscrit pleinement dans la campagne nationale de l’AFCAM : « Donnez un sifflet à une petite fille ». Rencontre avec deux jeunes femmes passionnées qui assument leur rôle avec fierté et sérénité.
Le déclic : le club avant tout
Pour toutes les deux, l’aventure a commencé par une proposition de leur club. « En aidant mon club », résume Vitaa avec la simplicité de celles qui n’ont pas eu à chercher bien loin leur motivation. Charlotte, elle, développe : « Mon club m’a proposé une formation pour devenir arbitre ». Une démarche naturelle, presque évidente, qui illustre bien l’importance des clubs de proximité dans la détection et l’encouragement des futurs arbitres.
Une révélation : la concentration et l’entraide
Ce qui les a le plus marquées dans leur apprentissage ? Pour Vitaa, c’est la concentration que demande ce rôle, bien plus intense qu’on ne l’imagine depuis les tribunes. Pour Charlotte, c’est une belle surprise : « L’entraide entre les arbitres pendant les moments de difficulté ». Une solidarité spontanée entre pairs qui rend ce rôle encore plus humain et enrichissant.
Wittelsheim : le grand bain
Pour Vitaa, les Minivolleyades n’étaient pas une première grande compétition — et ça se voyait dans son aisance sur le terrain. Elle a d’ailleurs été choisi pour arbitrer la Finale Féminine en tant que 1ère arbitre! Pour Charlotte, en revanche, c’était le grand saut : « Je n’ai eu l’occasion que d’arbitrer de petits tournois ou quelques matchs de championnat ». Et le verdict ? « Je l’ai très bien vécu. C’était une très bonne expérience, j’ai pu rencontrer d’autres arbitres et en apprendre plus grâce à notre entraînement mutuel. »
Toutes les deux partagent un moment marquant identique : l’arbitrage de la finale. Charlotte se souvient : « Il y a eu quelques tensions qui se sont très vite apaisées grâce aux arbitres formateurs et à l’ambiance du public, très joyeuse. » Un baptême du feu géré avec maturité, dont elles peuvent être fières.


Lors des finales, Vitaa a été choisie pour arbitrer les féminines en tant que 1er arbitre et Charlotte était désignée à la marque!
Une belle reconnaissance pour ces 2 jeunes femmes qui se sont investies tout le week-end.

Être une femme arbitre : ni différence, ni barrière
Sur la question du regard des autres, les deux jeunes femmes sont unanimes : elles n’ont ressenti aucune différence liée à leur genre. Charlotte souligne même avoir été « agréablement surprise de l’accueil des coachs et joueurs, et de leur fair-play lié à notre jeune âge ». Une belle leçon de respect qui fait chaud au cœur.
Et à celles qui hésiteraient à franchir le pas ? Vitaa répond avec spontanéité : « Ne pas avoir peur et faire ce qu’on a envie. » Charlotte, elle, va plus loin : « Je conseillerais 1000 fois à n’importe qui de se lancer, car c’est une bonne expérience humaine qui nous fait grandir et apprendre du côté sportif. »
L’engagement du CD54 : bienveillance et respect
Au CD54, la formation des arbitres ne se résume pas à des cours théoriques et des questionnaires. Elle s’accompagne d’une attention particulière portée aux jeunes femmes et aux très jeunes arbitres qui se lancent, pour qu’ils et elles se sentent à l’aise dans ce rôle dès le premier coup de sifflet. Ce n’est pas de la surprotection — c’est de la bienveillance. Nos formateurs veillent au respect de ces jeunes arbitres, notamment lorsqu’elles officiant lors de matchs masculins, où les tensions peuvent parfois être plus vives. Une vigilance assumée, car nous savons qu’une fois formées et lancées, ces jeunes femmes assument leur rôle à la perfection. Vitaa et Charlotte en sont la preuve vivante.
Dans le sillage de la campagne AFCAM
Cette démarche s’inscrit naturellement dans la campagne nationale « Donnez un sifflet à une petite fille », portée par l‘AFCAM avec le soutien du ministère des Sports et du Comité National Olympique et Sportif Français. Un mouvement qui grandit, qui résonne, et auquel le CD54 est fier de contribuer à son échelle. Parce que l’arbitrage a besoin de toutes les vocations — et que les filles ont autant leur place que les garçons derrière le sifflet. 🏐




